13e RENCONTRE MARCOPHILE DU GRAND OUEST LAVAL 21 MARS 2026

Le 21 mars 2026 s ‘est tenue la treizième rencontre des marcophiles du Grand Ouest organisée conjointement par I’Union Marcophile et le Club Philatélique Lavallois dans une salle municipale mise gracieusement à notre disposition.

23  marcophiles étaient présents à cette journée.

Dans son mot de bienvenue, le Président du Club Philatélique Lavallois Sébastien Granger remercie les participants à cette journée dont la présence montre l’intérêt qu’ils portent à ce genre de manifestation.

Le président de I’Union Marcophile Rodolphe Pleinfossé remercie les organisateurs et les participants. II nous informe de l’actualité de l’UM et nous invite à venir à Marcophilex XL à Lisieux les 10 et 11 octobre 2026 où de nombreux négociants seront présents.

L’organisateur, Luc Guillard remercie Sébastien Granger et son équipe pour leur aide précieuse dans l’organisation de cette journée.  Il remercie le club pour l’accueil convivial des participants autour d’un café et de viennoiseries puis présente le programme de la journée qui débutera par un tour de table des participants.  Apprendre à mieux  connaitre, cerner les centres d’intérêt de chacun, les sept conférences au programme, trois prévues le matin et quatre l’après-midi, ont permis de tisser des liens amicaux entre tous.

La première conférence présentée par Hervé Gérolami nous propose un bel ensemble de pièces relatives aux hôpitaux militaires mayennais pendant la Première Guerre mondiale. Le discours est truffé de renseignements et d’anecdotes historiques forts intéressants et en particulier la non remise en main propre par un maire d’un avis de décès, issu de la préfecture et contenu dans une enveloppe spécifique rouge, à une famille dont déjà fortement éprouvée par le décès de trois de ces membres tombés au champ d’honneur ainsi que la représentation de la charismatique sœur Julie dont l’image sur carte postale et l’image réelle sont forts différentes.

La seconde conférence de Luc Guillard nous retrace l’histoire du service et des tarifs  « Postadex local » puis « Postexpress » en Île-de-France de 1983 à 1996. Il insiste en particulier sur les envois avec services spéciaux : avis de réception seul, recommandation au taux R2 et les envois en  « J +1 » associés à des services spéciaux dont il n’a recensé que trois pièces.

Les participants inscrits au repas se rendent pour une pause conviviale au restaurant « Le Maine » avec ses plats généreux et d’excellente qualité.

L’après-midi reprend avec la troisième conférence de Jean-Marc Roby qui nous raconte l’histoire du petit bureau de Baugé en Maine-et-Loire, il a tout d’un grand. Nous avons retenu en particulier sa lettre préférée comportant deux erreurs : partie de BAUGE avec erreur de tarif (20c), elle est adressée à Paliseul au Grand-Duché du Luxembourg. Le Luxembourg la renvoie en France pour erreur d’adresse. Le bureau d’échange de Roussy-le-Village constate l’affranchissement insuffisant, taxe la lettre à 4 décimes, rectifie l’adresse et  l’expédie vers le bon pays de destination car Paliseul se situe en  Belgique !

La quatrième conférence assurée par Grégory Chouteau nous illustre à partir des articles de la convention  franco-belge de 1866 les différents tarifs applicables ainsi qu’une analyse des marques apposées faisant références aux articles de la convention pour les affranchissements insuffisants ou absents. Une des pièces préférées de Grégory est cette lettre affranchie au tarif territorial (20c pour 10g – tarif du 1er janvier 1862) de Paris pour Boulogne sur Mer. Elle a emprunté le ballon monté, « l’ARMAND BARBES », qui a décollé de Paris 7 octobre 1870 et atterri dans le bois de Favières près d’Epineuse (Seine-et-Oise) le jour même. Le destinataire étant parti à Mons, Belgique, la lettre a été réexpédiée puis taxée à 30 centimes (correspondant à la taxe de la lettre non affranchie, 50 centimes, déduction faite de la valeur de l’affranchissement (20c).

La cinquième conférence proposée par André Metayer nous raconte l’histoire de lettres non ou insuffisamment affranchies à destination de l’étranger et traitées par le service des rebuts de Paris pour réclamer auprès de l’expéditeur ou son mandataire le montant à percevoir pour autoriser l’envoi de ces courriers au destinataire avec un panel des différents formulaires employés et retrouvés. Une de ses lettres préférées est celle insuffisamment affranchie au départ de Saint-Nazaire pour le Mexique qui est transmise au service des rebuts de Paris qui l’ouvre, trouve les coordonnées et contacte l’expéditeur qui s’acquitte de l’affranchissement. Le service des rebuts complète l’affranchissement en timbres-poste, les oblitère avec son Losange R puis expédie la lettre à son destinataire à Tampico au Mexique.

Puis Didier Andrivon nous présente des mentions manuscrites et des marques apposées sur des lettres en déboursé de Bretagne. Différents cas sont évoqués : Fausse direction, changement adresse, détaxe, déboursé évité, etc… Il aime particulièrement la lettre suivante de 1791 taxée à tort pour le Directeur des Postes de Quintin qui l’annote avec la mention « Déboursée de Quintin pour être S.V.P. détaxée ». La taxe est annulée.

Pour conclure cette journée, un complément d’informations à l’article publié dans le FM 402 de Luc GUILLARD sur les timbres à date Premier jour en matière plastique a été donné grâce à des renseignements et photos fournis aimablement par le Musée de la Poste de Paris. Ces informations nous permettent de constater qu’en 1963 sera réalisé un essai avec un  TAD de diamètre 30 mm premier jour non illustré lors de l’émission de la série « Cinq grands hommes des pays de la C.E.E. » le 27 avril 1963 à Paris. Ensuite le TAD plastique premier jour non illustré d’un diamètre de 30 mm sera généralisé à compter du 14 décembre 1963 lors de l’émission du timbre-poste d’annonce « Juin 1964 Philatec Paris » le 14 décembre 1963 à Paris. Il faudra attendre le 6 juin 1964 pour les essais de TAD grand format illustrés premier jour en matière plastique pour le « XXe anniversaire de la Libération/débarquements » à Caen, Bayeux, Cherbourg et Saint-Lô. Ce modèle sera généralisé le 11 décembre 1965 lors de l’émission des deux timbres-poste « La Croix-Rouge et la Poste » à Strasbourg.

 

La journée se termine à 17h par des échanges  d’informations et de documents entre les participants intéressés.

L’organisateur Luc Guillard.

 

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